Jeudi 12 Février 2026
100 refus avant de réussir : comment la fondatrice de Canva a sauvé son entreprise
L’histoire commence en Australie, fin des années 2000.
Dans une salle de classe, une étudiante passe plus de temps à expliquer comment utiliser InDesign et Photoshop qu’à parler de créativité.
Les logiciels sont lourds, complexes, décourageants. Les élèves luttent contre l’outil au lieu de travailler leurs idées.
Cette étudiante s’appelle Melanie Perkins.
Elle n’est pas ingénieure et ne bénéficie d’aucun réseau dans l’écosystème tech, encore moins dans la Silicon Valley. Mais elle est convaincue d’une chose : le design devrait être simple, collaboratif et accessible à tous.
À l’époque, Melanie Perkins habite chez sa mère. Elle transforme le salon en bureau et lance, avec son compagnon Cliff Obrecht, une première plateforme, Fusion Books, pour permettre aux lycéens de créer eux-mêmes leurs annuaires. Le projet fonctionne et se développe en Australie.
Melanie Perkins fait alors un choix radical : elle quitte l’université pour se consacrer pleinement à son ambition de rendre le design accessible.
Pendant trois ans, elle cherche des investisseurs pour financer son projet. En vain.
Elle enchaîne les rendez-vous, les allers-retours entre l’Australie et la Californie pour accéder aux investisseurs de la Silicon Valley (et dort sur les canapés de ses amis pour économiser les frais de ses voyages).
Au total, elle se heurte à plus de cent refus.
Les objections finissent par se ressembler : son entreprise est trop éloignée de la Silicon Valley, elle n’a pas le profil technique attendu, le marché est saturé et son parcours ne correspond pas aux standards de la tech.
La solitude entrepreneuriale prend ici une forme très concrète : porter seule une idée que personne ne valide encore, continuer à avancer sans signe extérieur d’encouragement et persister quand le doute devient quotidien.
Puis, heureusement, quelque chose change.
Melanie Perkins rencontre Bill Tai, un investisseur en capital-risque américain renommé. Il ne finance pas son projet, mais il l’invite à rejoindre…
… un club de kitesurf !
Précisons que Melanie Perkins et Cliff Obrecht sont loin d’être sportifs. Ils auraient pu décliner poliment cette invitation incongrue. Pourtant, ils acceptent car ils cherchent des portes d’entrée, des gens capables de comprendre ce qu’ils essaient de construire.
Un premier tournant s’amorce.
Dans ce club de kitesurf, ils rencontrent Cameron Adams, un ancien de Google, qui décide de s’associer à eux. Ils bénéficient également du soutien technique de Lars Rasmussen, cofondateur de Google Maps.
Peu à peu, Melanie Perkins n’avance plus seule. Une équipe se forme, les compétences s’assemblent et les efforts finissent par payer avec une première levée de fonds.
En 2013, Canva est officiellement lancé.
Aujourd’hui, la plateforme compte des centaines de millions d’utilisateurs à travers le monde et fait partie des entreprises technologiques les plus influentes de sa génération.
Mais cette réussite ne s’est pas construite sur une idée brillante portée en solitaire. Elle s’est bâtie sur la capacité à sortir de l’isolement, à trouver des alliés (parfois là où on ne les attend pas !) et à laisser ces rencontres transformer la trajectoire d’un projet.
Comme le montre l’histoire de Melanie Perkins, on ne dépasse pas la solitude entrepreneuriale uniquement par la détermination.
On en sort en créant des alliances qui permettent à l’entreprise de passer un cap.
C’est à partir de ce parcours que nous allons tirer une méthode concrète pour rompre l’isolement et s’entourer au bon moment, grâce aux outils proposés par LiveMentor et Hello bank! Pro.
Cette méthode s’adresse aux indépendants, freelances et entrepreneurs, quel que soit leur domaine d’activité.
La méthode de Melanie Perkins, cofondatrice de Canva : s’entourer autrement pour franchir un cap
Chercher des alliances hors des réseaux traditionnels
Nous l’avions déjà exploré dans l’épisode précédent sur la solitude de l’entrepreneur : les alliances décisives naissent rarement là où l’on va généralement pour réseauter.
Ici, le club de kitesurf marque un véritable point de bascule pour Canva et Melanie Perkins.
Ce lieu n’est pas un accélérateur à proprement parler. On n’y vient pas pour pitcher, ni pour attendre un retour sur investissement.
Et c’est précisément ce qui change la nature des rencontres !
Dans cet espace-là, Melanie Perkins et Cliff Obrecht ne sont plus en position de justification permanente. Ils ne sont plus réduits à un projet à défendre. Ils existent dans la durée, par leur constance et leur curiosité. Ils peuvent enfin partager leur vision sans être coupés par un chronomètre comme c’est le cas lors des pitchs aux investisseurs.
Ce type de lieu crée du temps relationnel sans enjeu immédiat.
C’est dans ce cadre que des échanges peuvent mûrir et que la confiance s’installe, grâce à une présence familière.
C’est là que se forment de solides alliances.
Conseil : si vous vous sentez seul aujourd’hui, commencez par regarder les cercles dans lesquels vous évoluez. Êtes-vous uniquement présent dans des formats où tout le monde cherche la même chose au même moment ?
Explorer des espaces moins rentables en apparence (un sport, un loisir, un collectif informel, un club non entrepreneurial) peut paradoxalement ouvrir des passages beaucoup plus solides que les réseaux prévus à cet effet, comme ce fut le cas pour Melanie Perkins en intégrant le club de kitesurf.
Identifier le bon appui à trouver (et ne pas chercher à multiplier les relations)
Melanie Perkins ne s’entoure pas davantage, elle s’entoure mieux, et surtout au bon moment.
À chaque étape clé, elle a su identifier un manque précis dans le développement de son entreprise.
C’est ce que souligne Hello bank! Pro dans son article Comment bien s’entourer quand on entreprend. Il ne s’agit pas d’accumuler des contacts, mais de savoir qui solliciter, quand et dans quel but.
Dans le cas de Melanie Perkins, les besoins évoluent au fil du projet : un regard technique pour rendre une vision crédible, une expertise produit pour passer à l’échelle, puis un appui stratégique pour ne plus décider seule dans les moments clés.
Ce ne sont jamais des renforts généralistes, mais des appuis ciblés.
La solitude entrepreneuriale devient problématique lorsqu’elle oblige à tout porter seul : la vision, l’exécution, la technique, les décisions critiques. C’est une situation fréquente dans le solopreneuriat.
Les chiffres le confirment. Selon la 3ᵉ édition de l’Observatoire de l’envie d’entreprendre, menée avec Ipsos et Hello bank! Pro, 85 % des indépendants déclarent qu’entreprendre seul est difficile.
À l’inverse, la solitude se desserre dès que l’on cesse de tout attendre d’une seule personne ou de soi-même.
Conseil : au lieu de chercher à s’entourer, posez-vous une question plus utile : "qu’est-ce que je porte seul aujourd’hui et que je ne devrais plus porter seul ?"
Il peut s’agir d’un manque technique, d’un besoin de cadrage financier, ou du regard extérieur expérimenté d’un mentor. Identifier ce besoin précis permet ensuite de mobiliser le bon appui, au bon moment, sans se disperser.
Pour répondre à ces situations, il existe aujourd’hui des appuis accessibles, mobilisables sans attendre :
- des sessions d’accompagnement gratuites permettent de prendre du recul sur une situation précise, d’éclairer un point de blocage et de retrouver une marge de décision.
- des formations offrent un cadre structurant pour avancer et ne plus rester seul face aux étapes clés.
- des conseillers Hello bank! Pro, joignables par téléphone, chat, messagerie et réseaux sociaux, six jours sur sept, de 8 h à 20 h, depuis Lille et Mérignac, pour les titulaires d’un compte professionnel (avec six mois offerts en cliquant ici avant le 27 mars 2026).
- des mentors peuvent jouer un rôle décisif pour structurer un projet, apporter du soutien et partager un regard expérimenté au moment où les décisions pèsent davantage.
Identifier ce manque précis permet alors de chercher la bonne personne, au bon endroit, plutôt que de multiplier les rencontres sans effet durable.
Trouver des alliés qui aident avant de financer
Lorsque Melanie Perkins rencontre Bill Tai, en 2010, rien ne se passe comme elle aurait pu l’espérer à ce stade.
Il n’y a ni chèque, ni promesse d’investissement, ni engagement formel.
À la place, Bill Tai l’invite à des événements en Californie, la met en relation, partage son réseau, ouvre des portes. Il reste présent, sans contractualiser, pendant près de trois ans, comme un mentor.
Ce type de soutien est discret et ne règle pas forcément les problèmes dans l’immédiat. Ce qui, on vous l’accorde, peut être déstabilisant quand on entreprend et que l’on cherche des résultats rapides.
Pourtant, ce type d’allié joue un rôle déterminant.
Il ne finance pas encore le projet, mais il aide à tenir dans la durée.
Il ne mise pas sur une entreprise, mais reconnaît une trajectoire avant qu’elle ne devienne évidente.
Quand Canva parvient enfin à lever ses premiers fonds, en 2013, Bill Tai fait partie des investisseurs !
Tous les soutiens utiles ne prennent pas la forme d’un engagement immédiat.
Certains alliés précèdent l’investissement. Ils testent le temps, la constance, la capacité à continuer sans garantie.
Il existe un proverbe souvent cité dans l’écosystème entrepreneurial qui dit : “if you want money, ask for advice. If you want advice, ask for money” et que l’on pourrait traduire par « si vous voulez de l’argent, demandez des conseils ; si vous voulez des conseils, demandez de l’argent ».
Autrement dit : les appuis les plus structurants ne sont pas toujours ceux qui arrivent avec des ressources financières, mais ceux qui apportent du recul, des connexions, un regard extérieur, au moment où le projet est encore fragile.
Vous pouvez trouver ce type de soutien en rejoignant une communauté, comme le souligne Hello bank! Pro dans cet article sur la solitude des entrepreneurs.
C’est le cas, par exemple, de la communauté LiveMentor, présente partout en France, où l’entraide et le partage d’expérience jouent un rôle central dans l’évolution du projet.
Conseil : ne cherchez pas uniquement des personnes prêtes à s’engager tout de suite ou à vous financer rapidement. Repérez aussi celles qui vous aident à avancer sans retour immédiat et qui restent présentes quand le projet n’est pas encore finançable. Ce sont souvent elles qui, plus tard, deviennent les appuis les plus solides.
Le défi de la semaine : trouver votre mentor, comme Bill Tai ou Cameron Adams !
Cette semaine, on vous propose de faire le même travail que Melanie Perkins pour trouver votre mentor.
Bonne nouvelle : pas besoin de partir dans la Silicon Valley pour le trouver !
L’enjeu consiste à identifier la personne décisive qui va vous aider à faire passer un cap à votre activité.
Avant les levées de fonds, Melanie Perkins était confrontée à des manques très concrets : un manque de crédibilité technique, un manque de regard structurant et un manque d’appui pour ne plus avancer seule face aux refus.
C’est dans ce contexte qu’apparaissent les figures clés de Cameron Adams et de Bill Tai, qui ouvrent des passages à Canva bien avant tout investissement.
Prenez un carnet et répondez, par écrit, à ces deux questions.
Question n°1 : quel est le cap précis que je n’arrive plus à franchir seul aujourd’hui ? Est-ce un blocage technique, un doute stratégique, un besoin de cadrage financier, un manque de crédibilité, un passage à l’échelle, ou simplement une fatigue qui m’empêche de décider clairement ?
Question n°2 : quel type de mentor pourrait m’aider à franchir ce cap ?
Chez LiveMentor, le mentorat est le cœur de la pédagogie.
Vous pouvez venir piocher dans un réseau de 150 mentors, prêts à accompagner des entrepreneurs et des indépendants dans des enjeux très concrets, pour débloquer un point technique, clarifier une stratégie, reprendre confiance, structurer une offre, ou traverser un cap qui pèse.
Ce réseau, c’est le club de kitesurf de votre aventure.
On vous rassure, vous n’avez pas besoin de savoir en faire ! Il suffit de prendre un rendez-vous gratuit avec un conseiller LiveMentor.
C’est gratuit et cela permet de présenter vos problématiques et de vous orienter vers le mentor le plus pertinent pour votre situation.
Réserver un créneau gratuit pour trouver un mentor.
Sortir de la solitude entrepreneuriale ne consiste pas à s’exposer davantage, mais à identifier la bonne personne, au bon moment, pour passer le bon cap.
L’histoire de Melanie Perkins et de Canva est souvent racontée à rebours, à partir de la réussite : une valorisation spectaculaire, une adoption massive, une trajectoire qui, vue d’aujourd’hui, semble presque évidente.
Mais vue de l’intérieur, cette histoire n’a rien d’un long fleuve tranquille.
Elle est faite de refus répétés, de portes qui ne s’ouvrent pas, de voyages sans garantie (de l’Australie à la Californie), de conversations qui n’aboutissent pas tout de suite.
Avec de longues périodes sans validation extérieure, où Melanie Perkins a dû avancer sans savoir si quelqu’un finirait par croire à son projet.
Ce qui lui a permis de tenir, ce n’est pas une persévérance aveugle ni un talent isolé. Sa boussole, c’est sa capacité à ne pas rester enfermée dans une solitude stérile. À chercher à s’entourer des bonnes personnes au bon moment.
Pas forcément celles qui finançaient, mais celles qui ouvraient un passage, ni dans les lieux attendus, mais là où le lien pouvait se construire dans le temps.
On le rappelle, Canva n’est pas né d’un coup de génie solitaire !
C’est le résultat d’alliances successives, construites lentement, parfois à contretemps, souvent sans promesse immédiate.
Sortir de la solitude entrepreneuriale ne consiste pas à aller plus vite, mais à ne plus porter seul ce qui engage l’avenir.
Ce n’est pas un raccourci, c’est une autre manière d’avancer.
N’oubliez pas que vous pouvez prendre un rendez-vous gratuit avec un conseiller LiveMentor, pour trouver votre mentor et ne plus rester seul, exactement comme Melanie Perkins a su le faire au bon moment.
À très vite,
La rédaction de la Boîte à Succès
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